I.A : La réalité va-t-elle prendre le pas sur la fiction ?

Depuis quelques années maintenant, on entend de plus en plus parler d’intelligence artificielle à mesure que notre société se développe et se structure d’un point de vue technologique. Si pour beaucoup le concept renvoie instinctivement à la filmographie de Steven Spielberg et Ridley Scott ou aux oeuvres d’Isaac Asimov, la réalité telle que nous la connaissons aujourd’hui, est tout autre.

Nous allons peut-être en décevoir certains, mais la société où robots humanoïdes vont chercher les enfants à l’école et s’occupent des tâches ménagères tout en nous faisant la conversation n’est (malheureusement ?) pas encore dans les starting-blocks, loin de là !

Mais alors, qu’entend-on réellement aujourd’hui pas « intelligence artificielle » et quelles sont ses ambitions pour les années à venir ?

Tout d’abord, si l’on se fie à sa définition, il nous est dit que l’Intelligence artificielle « est l’ensemble des théories et des techniques développant des programmes informatiques complexes capables de simuler certains traits de l’intelligence humaine (raisonnement, apprentissage…). ». L’intérêt d’une telle technologie s’avérerait donc bénéfique au sein de nombreuses industries et l’on parvient sans mal à imaginer divers usages qui pourraient en être fait, que ce soit au sein du domaine médical (diagnostics, chirurgie, etc.) ou agricole (fertilité, gestion des nuisibles, etc.) pour ne citer qu’eux.

Néanmoins, on est obligé de s’interroger sur l’impact de l’émergence d’une telle technologique en matière d’emploi mais aussi et surtout d’exclusion numérique et, par extension, sociale. Si les récentes analyses parlent d’une forte création d’emploi liée au développement de l’intelligence artificielle, on ne peut occulter pour autant la « face cachée de l’iceberg » puisque ce sont autant d’emplois qui sont vouer à disparaître afin d’assurer cette transition vers un numérique toujours plus présent. C’est justement ici que se pose la question essentielle de cette transition, à savoir l’accentuation inéluctable d’une fracture numérique déjà fortement marquée sur notre territoire et véritable challenge à relever pour l’actuel secrétaire d’État au Numérique.

« L’enjeu va être de traiter la fracture entre ceux qui maîtrisent et ceux qui ne maîtrisent pas. Ceux qui vont voir leur métier se transformer et ceux qui vont profiter de ces transformations. La pari qu’a fait le gouvernement, c’est de dire que la seule réponse à ça, ce sont les compétences » Mounir Mahjoubi

Vous l’aurez compris, le chantier liée à l’émergence de l’I.A en France s’annonce pour le moins chargé au cours des années à venir… Affaire à suivre !